Briser un bloc bas, c’est l’un des exercices les plus ingrats du football moderne, et pourtant tout le monde a un avis tranché depuis son canapé. Le Maroc vient de battre l’Écosse 1-0 lors de ce Mondial 2026, et les « experts » des réseaux sociaux s’empressent déjà de décréter que les Lions de l’Atlas ont déçu. Franchement, c’est à ne rien comprendre.
Rappelons d’abord un fait élémentaire que ces YouTubeurs et influenceurs semblent ignorer : l’Écosse n’est pas venue à Boston pour jouer au football. Elle est venue survivre. Un bloc bas compact, des lignes serrées, zéro espace entre les lignes, et un objectif limpide : accrocher le nul. C’est le scénario parfait pour un outsider. Et face à ce mur écossais, le Maroc a marqué dès la deuxième minute, maintenu la pression durant 90 minutes, et géré l’avantage avec sérieux. Où est exactement le problème ?
La France de Deschamps a souffert contre la Hongrie. Le Brésil a trébuché contre des blocs bas à de multiples reprises. Même les plus grandes équipes planétaires peinent à trouver les solutions face à cette organisation défensive ultra-référencée. Le sélectionneur Ouahbi l’avait d’ailleurs signifié clairement avant le match.
« Nous avons bien analysé l’Écosse, il faudra réussir à créer des brèches. »
Ce n’était pas de la langue de bois : c’était une reconnaissance lucide de la difficulté réelle. Et ses joueurs ont répondu présents, donnant littéralement tout dans chaque duel, chaque repli défensif, chaque accélération. Appeler ça une contre-performance relève soit de la mauvaise foi, soit d’une ignorance tactique profonde.
Le Maroc peut évidemment progresser, comme toute équipe, mais réduire cette victoire à un résultat décevant, c’est insulter le travail collectif accompli. La vraie question désormais : jusqu’où ces Lions iront-ils si on leur accorde enfin le crédit qu’ils méritent ?
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