Il y a des nouvelles qui tombent comme une pierre dans l’eau calme d’une compétition, et celle-là fait des vagues bien au-delà du rectangle vert. En pleine Coupe du monde 2026, alors que le Maroc est attendu au tournant et que les Lions de l’Atlas portent l’espoir d’un continent tout entier, la cour d’appel vient de confirmer qu’Achraf Hakimi sera jugé pour viol. Une décision judiciaire majeure, rendue en plein Mondial, qui replace brutalement le footballeur face à une accusation qu’il nie depuis plus de trois ans.
Rappel des faits tels qu’ils sont établis à ce stade : en février 2023, une jeune femme a porté plainte contre le défenseur du PSG et de la sélection marocaine, l’accusant de l’avoir violée. Hakimi a toujours contesté ces accusations. L’affaire a traversé plusieurs étapes judiciaires, et c’est désormais officiel : il y aura un procès. La présomption d’innocence s’applique, cela va sans dire, et aucun verdict n’a encore été rendu. Mais la cour d’appel a estimé qu’il existait des charges suffisantes pour renvoyer l’affaire devant un tribunal correctionnel.
Ce qui interpelle ici, c’est le calendrier. Hakimi évolue sous les projecteurs de la plus grande compétition footballistique de la planète, portant le maillot du Maroc dans un Mondial co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Sa présence en équipe nationale ne sera probablement pas remise en cause à court terme par la fédération marocaine, tant que le droit présumé d’innocence prévaut. Mais la question de la gestion de telles affaires par les instances sportives reste entière et lancinante.
« Achraf Hakimi nie ces accusations » rappelle la source, et c’est un point fondamental que tout traitement honnête de ce dossier doit mettre en avant.
Le football a toujours eu du mal à articuler sport de haut niveau et responsabilité hors du terrain. Les clubs, les fédérations et la FIFA elle-même naviguent à vue dès qu’une procédure judiciaire touche un joueur en activité, souvent coincés entre le droit et l’image. Le PSG, lui, n’a pas encore pris position publiquement sur cette annonce de la cour d’appel. On attend.
Ce qui est certain, c’est que ce procès à venir va peser sur la carrière d’un joueur considéré parmi les meilleurs latéraux droits du monde. Que se passe-t-il si le Maroc va loin dans ce Mondial avec Hakimi dans son onze de départ, pendant que la date du procès se précise ? Les questions sportives et judiciaires vont inévitablement se télescoper, et ni la FIFA ni les fédérations ne semblent équipées pour y répondre avec clarté. Un Mondial sous tension, pour des raisons que personne n’avait mises dans les pronostics.
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