Huit départs en cinq mois, dont les deux co-directeurs exécutifs : la Fondation Ethereum ressemble de plus en plus à un bateau dont l’équipage abandonne le pont, et la question qui brûle les lèvres de toute la communauté est simple. Que se passe-t-il vraiment à l’intérieur ?
Les faits sont là, bruts et difficiles à minimiser. Depuis janvier 2026, la structure censée piloter le développement et la vision stratégique d’Ethereum a perdu une proportion inquiétante de ses têtes pensantes. On ne parle pas de développeurs interchangeables, mais de cadres supérieurs, de figures qui incarnaient la continuité et la cohérence d’un projet comptant parmi les plus ambitieux de l’histoire de la blockchain. Les raisons officielles restent floues, et c’est précisément ce silence qui alimente toutes les spéculations.
La coïncidence avec la relative stagnation d’Ethereum face à ses concurrents n’échappe à personne. Pendant que Solana gagne des parts de marché sur les applications décentralisées et que Bitcoin consolide son statut de valeur refuge institutionnelle, ETH peine à convaincre les nouveaux entrants. Des tensions internes sur la direction technique à prendre, notamment autour du scaling et de la roadmap post-Merge, semblent cristalliser des désaccords profonds.
« Une organisation ne perd pas huit cadres en cinq mois par hasard : c’est le symptôme d’une crise de gouvernance, pas d’une simple réorganisation. »
Ce qui est fascinant, et potentiellement dangereux, c’est qu’Ethereum a toujours vendu sa gouvernance décentralisée comme une force. Mais une fondation centrale qui se délite, c’est aussi une perte de coordination au moment précis où la concurrence se structure mieux que jamais. L’écosystème peut survivre sans fondation solide, théoriquement. La pratique, elle, risque d’être bien plus chaotique. L’été 2026 sera révélateur.
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