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Backrooms : le géant qui redéfinit la peur au cinéma

Deux mètres trente et un. Laissez ce chiffre s’imprimer une seconde. C’est la taille réelle de Robert Bobroczkyi, l’acteur qui incarne le monstre central de Backrooms, le film événement de Kane Parsons actuellement en salle et dont tout le monde parle.

Le phénomène Backrooms ne doit rien au hasard. Né des tréfonds de la culture creepypasta et des forums internet, cet univers angoissant de couloirs infinis et jaunâtres a conquis des millions de fans avant même que le projet cinéma n’existe. Kane Parsons, youtubeur devenu réalisateur, a compris quelque chose d’essentiel : pour que la peur soit viscérale, il faut du concret, du physique, du réel. Zéro CGI pour le monstre principal, un acteur en chair et en os, mais pas n’importe lequel.

Bobroczkyi, ancien prodige du basket international, apporte quelque chose qu’aucun algorithme d’effets spéciaux ne peut vraiment reproduire : une présence organique qui perturbe les proportions familières du monde. Face à lui, tout paraît miniature, vulnérable. Le malaise naît de ce que le cerveau refuse d’accepter comme naturel.

« Quand il entre dans une pièce, l’espace lui-même semble se reconfigurer. »

C’est précisément ce pari créatif qui distingue Backrooms de la vague de films d’horreur formatés. Là où la plupart des productions contemporaines noient le danger dans des jump scares numériques, Parsons mise sur une monstruosité tangible. Ce choix de casting est en réalité une déclaration artistique : le meilleur effet spécial reste un être humain hors norme filmé avec intelligence.

La question qui brûle désormais : ce pari sur l’horreur low-fi et authentique va-t-il confirmer au box-office que le public en a assez des monstres en pixels ? Les premières semaines d’exploitation semblent répondre oui.


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