Quand le maître de l’horreur pointe du doigt un film, l’industrie entière retient son souffle. Le film en question s’appelle Obsession, disponible sur Netflix, et Stephen King l’aurait publiquement encensé au point, dit-on, qu’il le hante chaque jour. Affirmation spectaculaire qui mérite qu’on la décortique sans naïveté.
Précisons d’emblée ce qui relève de la rumeur : le titre exact du film et la teneur précise du commentaire de King circulent surtout via des posts Demotivateur et des agrégateurs de clics. Les sources sérieuses confirment que King a bien salué Obsession, mais l’envolée lyrique sur la « hantise quotidienne » appartient clairement au registre du teaser viral. Ce distinguo compte, parce que l’aval de King est une monnaie précieuse qu’on dilue trop facilement.
Ce qui est réel, en revanche, c’est l’approbation de King pour ce film de la vague horreur Gen-Z qui déferle sur les plateformes en 2026. L’année est déjà chargée : adaptation de Carrie signée Mike Flanagan pour Amazon, saison 2 de The Institute, et une avalanche de projets en développement. Dans ce contexte, un coup de chapeau royal de King peut transformer un film moyen en phénomène culturel.
« L’approbation de Stephen King, c’est l’équivalent d’un Oscar décerné par la peur elle-même. »
Le vrai risque est là : on construit des campagnes marketing entières sur une phrase sortie de son contexte, et le public, lui, finit déçu. J’ai croisé trop de films « adorés par King » qui ne survivaient pas au deuxième acte. Pourtant, si Obsession tient ses promesses, il pourrait incarner quelque chose de plus intéressant : une horreur contemporaine qui conquiert les anciens comme les nouveaux fans. Et ça, personne ne peut l’acheter.
En savoir plus sur Glorieux Geek
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
