Finir deuxième de sa poule avec 7 points, tenir tête au Brésil sans trembler, et se retrouver face aux Pays-Bas en seizième de finale : voilà la récompense absurde que la Coupe du Monde 2026 offre au Maroc.
Le paradoxe est brutal. Les Lions de l’Atlas ont livré l’une des meilleures phases de poules du tournoi, signant une véritable masterclass collective. Résultat ? Ils héritent de l’un des adversaires les plus coriaces de ce tour à élimination directe, pendant que des équipes qualifiées à l’arrachée, certaines grâce à un but iranien providentiel, se frottent les mains devant un tableau bien plus clément.
Ce n’est pas une anomalie anecdotique. C’est une faille structurelle du format à 48 équipes, où finir premier ou deuxième peut décider du parcours entier bien plus que le niveau réel affiché. Le Maroc avait déjà vécu ce cauchemar en 2022 : Belgique, Croatie en poule, puis Portugal, Espagne, France en phase finale. Une route réservée aux condamnés à mort.
« C’est injuste pour les Marocains, ils se retrouvent avec un seizième qui est en béton armé. Il y a des trucs qui sont délirants. », Daniel Riolo
Riolo dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Et il a raison. Le problème dépasse le simple mauvais sort : quand le règlement permet qu’un troisième de groupe joue un match plus facile qu’un deuxième ayant dominé sa poule, quelque chose est fondamentalement cassé dans la compétition.
Sans oublier l’éléphant dans la pièce : les pays organisateurs, États-Unis, Canada, Mexique, bénéficient d’un tableau savamment protégé. Le facteur chance ne devrait jamais peser aussi lourd dans une Coupe du Monde. Mais visiblement, en 2026, il pèse tout.
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