Il y a des annonces qui font le tour des réseaux en quelques minutes, celles qui font bondir les joueurs de leur chaise et relancent des discussions entières sur ce que l’on croyait oublié. Le Summer Game Fest 2026 vient d’en lâcher une, et ce n’est pas n’importe laquelle : Resident Evil Code Veronica va bel et bien avoir droit à son remake.
Pour comprendre l’ampleur de la chose, il faut rappeler que Code Veronica occupe une place à part dans la saga. Sorti en 2000 sur Dreamcast, puis porté sur PS2, il est souvent considéré comme le chapitre oublié, celui qui n’a jamais eu le traitement qu’il méritait alors que les épisodes 2, 3 et 4 ont déjà eu leur cure de jouvence. Les fans le réclamaient depuis des années, avec cette frustration particulière de voir Capcom remonter la liste sans jamais arriver à cette entrée jugée trop entre-deux, ni numérotée, ni spin-off assumé.
Et pourtant, Capcom a visiblement décidé de s’y attaquer. La première annonce du show, la plus frappante, c’est celle-là. Ce n’est pas un trailer vague avec un logo et une date hypothétique : selon les informations révélées, le jeu serait prévu pour très bientôt, ce qui signifie une fenêtre de sortie relativement proche. Rien n’est encore totalement gravé dans le marbre côté date précise, mais l’intention de communication est claire : Capcom ne joue pas les prolongations, il est en mode lancement imminent.
« Code Veronica a toujours été le parent pauvre des remakes, celui dont on parlait dans les forums comme d’un fantasme. Ce fantasme est en train de devenir un produit daté. »
La question qui se pose immédiatement est celle du traitement. Les remakes de Resident Evil 2 et 4 ont fixé un standard extrêmement élevé, à la fois sur le plan du respect du matériau d’origine et de la modernisation du gameplay. Le 3 a été plus critiqué pour ses coupes et sa durée de vie réduite. Code Veronica est un jeu long, avec une narration dense, des environnements variés et une ambiance particulièrement froide et cruelle. Si Capcom se montre ambitieux et ne sacrifie pas la substance sur l’autel de la fluidité commerciale, ce remake a tout pour être un événement majeur de l’année.
Le risque inverse existe bien sûr : céder à la tentation de l’expédition bâclée, de la compression narrative, voire de l’ajout de contenu superflu pour masquer un manque de profondeur. Le bilan des remakes Capcom reste globalement positif, mais l’écart entre le meilleur et le moins bon est assez significatif pour que la prudence soit de mise.
Ce qui est certain, c’est que cette annonce redonne au Summer Game Fest sa raison d’être : surprendre. Et pour une fois, c’est une surprise qui méritait vraiment d’attendre.
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