Quatre étoiles et demie sur cinq, et il tient toujours l’affiche. Quand un film français obtient ce genre de score auprès des spectateurs en plein été, ce n’est pas un accident : c’est le signal que quelque chose d’inhabituel s’est produit en salle.
Le titre en question est une suite, sortie en 2026 le même mois que son premier volet, ce qui constitue déjà un pari audacieux. Le cinéma français ne joue pas souvent la carte de la franchise à grand rythme, et quand il le fait, le résultat flirte souvent avec la précipitation. Ici, manifestement, ce n’est pas le cas. Les spectateurs d’AlloCiné le désignent comme le film hexagonal le mieux noté de l’année, et la description qui circule donne le ton : thriller historique, haute pression, montée en tension maîtrisée.
Ce qui interpelle, c’est précisément la formule. Un thriller historique, en France, c’est un genre qui demande un équilibre délicat entre rigueur documentaire et efficacité narrative. Trop d’un côté, on obtient un documentaire ennuyeux. Trop de l’autre, on trahit l’époque et on perd la crédibilité. Le fait que les spectateurs récompensent autant ce film suggère que l’écriture et la mise en scène ont trouvé le bon curseur, celui qui transforme une page d’histoire en expérience viscérale.
« Un grand thriller historique sous haute pression. »
La vraie question que ce succès soulève est plus large. Depuis quelques années, le cinéma de genre français tente de s’affirmer sans complexe, de revendiquer ses ambitions commerciales et spectaculaires sans se cacher derrière un vernis d’auteur. Ce film semble incarner cette tendance avec une réussite concrète et mesurable. Une note de 4,5 sur 5 agrégée sur des milliers de critiques de spectateurs, ça ne se manufacture pas : ça se mérite scène par scène.
Le fait qu’il soit sorti en même temps que son premier volet laisse imaginer une stratégie de production assumée, presque à l’américaine. Si cette saga tient ses promesses sur la durée, elle pourrait redéfinir ce que le public français attend d’un film historique national : pas un devoir de mémoire compassé, mais une aventure tendue où l’histoire devient carburant dramatique.
Reste à voir si ce modèle se confirme avec un éventuel troisième volet, ou si ce double lancement restera une parenthèse brillante. Pour l’instant, les cinémas l’affichent encore, et les spectateurs continuent d’affluer. C’est peut-être tout ce qui compte vraiment.
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