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GTA 6 : ces prix font vraiment mal

Les précommandes sont ouvertes, et la douche froide est immédiate. Rockstar vient de dévoiler les tarifs de GTA 6, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la firme étoilée ne fait pas dans la demi-mesure : l’édition standard affiche un prix sensiblement supérieur à ce qu’on avait payé pour GTA 5 à sa sortie en 2013.

Comparer les deux générations est évidemment un exercice piégé : l’inflation, les coûts de développement colossaux, un budget pharaonique qui dépasse probablement tout ce qu’Hollywood a jamais englouti… Rockstar a des arguments. GTA 6 représente des années de travail, une map d’une densité inédite, et le studio sait pertinemment que des millions de joueurs sortiront leur carte bleue sans broncher. La demande est là, le pouvoir de marché aussi.

Mais l’argument économique a ses limites. Le vrai problème, c’est le précédent. Si GTA 6 s’arrache à ce tarif premium, l’industrie entière va emboîter le pas. EA, Ubisoft, Activision n’attendent qu’un signal pour normaliser les 80, voire 90 euros sur leurs propres blockbusters, y compris les moins méritants.

« GTA 6 pourrait devenir le jeu qui a définitivement reconfiguré nos attentes tarifaires, pour le meilleur et pour le pire. »

Ce qui est pervers dans cette situation, c’est que Rockstar bénéficie d’un capital de confiance exceptionnel. Le studio livre rarement en dessous des espérances, ce qui rend la pilule plus facile à avaler. Mais ce crédit accordé au meilleur élève de la classe risque de profiter aussi aux cancres du secteur, ceux qui facturent cher des jeux bâclés ou truffés de microtransactions.

GTA 6 sera probablement à la hauteur du prix demandé. La vraie question est : qui paiera les pots cassés de ce nouveau standard tarifaire dans dix-huit mois ?


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