Quentin Tarantino, pourtant peu réputé pour sa tendresse envers le cinéma familial, en a fait l’un de ses films favoris. Le troisième opus de Toy Story, noté 4,4 sur 5 par les spectateurs AlloCiné, est peut-être le sommet indépassable d’une franchise qui a littéralement inventé le cinéma d’animation numérique. Et c’est précisément ce qui rend l’arrivée du cinquième volet aussi excitante que vertigineuse.
Pixar revient donc avec Toy Story 5, à l’occasion des sorties en salles qui remettent la saga sous les projecteurs. La question qui brûle les lèvres de tous les fans : comment surpasser, ou seulement égaler, l’émotion dévastée du troisième film ? Car l’écriture de ces films, quand elle est au sommet, touche à quelque chose d’universel : l’enfance qui s’efface, le temps qui passe, les liens qui résistent malgré tout.
« La petite larme monte aux yeux toute seule » : une réaction de spectateur qui résume mieux que n’importe quelle critique ce que Toy Story 3 a accompli.
Le danger, avec un cinquième opus, est bien réel. Pixar a déjà trébuché avec des suites trop nombreuses, perdant parfois de vue ce qui rendait l’original irrésistible : une écriture précise, émotionnellement honnête, sans compromis commercial visible. Si le studio cède à la tentation du spectacle au détriment de la profondeur narrative, il risque de diluer un héritage exceptionnel.
Mais il serait injuste de condamner avant d’avoir vu. Pixar a prouvé, avec Toy Story 3 précisément, qu’une suite tardive peut dépasser l’original. Le potentiel est là, intact, à condition que le scénario ose prendre des risques plutôt que de recycler une formule rassurante. La saga mérite mieux que la nostalgie en pilote automatique.
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