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Final Fantasy 7 Remake et Rebirth : Square Enix défend ses chiffres et annonce Revelation

Depuis plusieurs mois, une rumeur tenace circule dans la communauté gaming : les remakes de Final Fantasy VII seraient un échec commercial, condamnant l’un des projets les plus ambitieux de Square Enix. Le réalisateur Naoki Hamaguchi a pris la parole pour corriger ce récit, et l’annonce de Final Fantasy 7 Revelation accompagnée d’un virage multiplateforme repose la question en des termes entièrement nouveaux. Voici ce que vaut vraiment ce bilan, et ce qu’il annonce pour la suite.

À retenir

  • Hamaguchi réfute l’échec : le réalisateur de Final Fantasy 7 Rebirth conteste officiellement les rumeurs de déconvenue commerciale autour des remakes.
  • Revelation confirmé et multiplateforme : le troisième volet est annoncé sur plusieurs plateformes, un changement de stratégie majeur par rapport aux exclusivités PlayStation précédentes.
  • La rumeur n’est pas infondée : Rebirth s’est moins vendu qu’espéré, mais les projections à long terme et les ventes cumulées nuancent fortement ce tableau.

Ce que disent vraiment les chiffres de ventes

Le problème avec Final Fantasy 7 Remake et son successeur Rebirth, c’est que les deux œuvres sont jugées à l’aune d’attentes colossales plutôt que de résultats absolus. Final Fantasy 7 Remake, sorti en 2020, a dépassé les cinq millions d’exemplaires vendus, un score honorable pour un jeu resté exclusif à la PlayStation 4 pendant de longs mois. Rebirth, lui, a souffert d’une sortie en février 2024 sur PlayStation 5 uniquement, dans une période où le parc de consoles restait encore limité par rapport aux ambitions du titre.

La rumeur d’échec s’appuie sur des projections internes de Square Enix qui, selon diverses sources financières japonaises, n’auraient pas été atteintes. L’éditeur nippon a effectivement traversé une période difficile, avec des restructurations et des révisions à la baisse de ses objectifs. Mais attribuer ces difficultés à Final Fantasy 7 en particulier, c’est simplifier à l’excès une situation bien plus complexe.

La réponse de Naoki Hamaguchi : ni déni ni capitulation

Face à cette pression narrative, Naoki Hamaguchi n’a pas choisi la posture défensive classique du communicant. Il a mis en avant les ventes cumulées des deux titres, leur longévité dans les classements et la fidélité de la communauté pour soutenir que le projet reste viable. Sa réponse la plus convaincante reste toutefois l’annonce elle-même : si Rebirth avait vraiment coulé la franchise, Square Enix n’aurait pas présenté Final Fantasy 7 Revelation en grande pompe.

« La passion des équipes pour ce projet ne s’est jamais démentie, et les joueurs ont répondu présents. Nous continuons. »

Ce genre de déclaration peut sembler rhétorique, mais elle s’accompagne d’un acte concret qui lui donne du poids : le changement de stratégie commerciale.

Le virage multiplateforme, vrai aveu ou vraie solution ?

C’est ici que le bilan devient le plus intéressant à analyser. Final Fantasy 7 Revelation sera disponible sur plusieurs plateformes dès son lancement, rompant avec l’exclusivité PlayStation qui a caractérisé les deux premiers volets. On peut y lire deux choses en même temps : d’un côté, la reconnaissance implicite que miser sur une seule console a bridé les ventes ; de l’autre, une décision stratégique qui augmente considérablement le potentiel commercial du troisième acte.

Concrètement, l’arrivée sur Xbox et PC dès le premier jour ouvre des millions de joueurs supplémentaires à un récit qu’ils n’ont jusqu’ici pas pu suivre en conditions optimales. Reste une question épineuse : ces joueurs Xbox ou PC seront-ils prêts à plonger dans le troisième chapitre sans avoir joué les deux premiers ? Square Enix devra probablement prévoir une offre groupée ou une entrée en matière accessible pour ne pas perdre ce nouvel audience.

Ce que ce bilan signifie pour l’avenir du RPG à gros budget

Au fond, le cas Final Fantasy 7 illustre une tension que tout l’industrie du jeu de rôle à grand spectacle affronte actuellement :

  • Les coûts de production ont explosé, rendant chaque titre plus vulnérable à un démarrage en dessous des projections.
  • L’exclusivité temporaire ou permanente peut amplifier un lancement, mais elle plafonne aussi le marché adressable sur le long terme.
  • La narration fragmentée en plusieurs épisodes fidélise une base, mais elle exige une patience que le grand public n’a pas toujours.
  • Les ventes numériques et les abonnements (PlayStation Plus, Game Pass) brouillent les comparaisons avec les chiffres d’une époque où tout se mesurait en boîtes vendues.

Square Enix tire visiblement les leçons de tout cela avec Revelation, en choisissant la portée maximale plutôt que l’exclusivité rémunérée. C’est une prise de risque différente, mais qui semble plus cohérente avec les réalités du marché en 2025 et 2026.

Pour qui ce projet est-il une réussite, pour qui est-il une déception ?

Si vous avez joué à Remake et à Rebirth, ce bilan est globalement rassurant : la série continue, le troisième volet arrive, et l’ambition narrative ne semble pas sacrifiée sur l’autel de l’urgence commerciale. Pour les analystes financiers et les actionnaires de Square Enix, le verdict est plus nuancé : les objectifs internes n’ont probablement pas été atteints, et la restructuration de l’éditeur en arrière-fond reste un signal préoccupant.

Pour les joueurs PC et Xbox qui attendaient depuis des années de découvrir cette réimagination de l’un des plus grands RPG de tous les temps, Revelation représente enfin une porte d’entrée. C’est peut-être eux, au bout du compte, qui sauveront les chiffres que Remake et Rebirth n’ont pas pleinement remplis.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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