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Bass X Machina sur Netflix : western steampunk animé époustouflant

Netflix frappe fort en ce début novembre avec Bass X Machina, une série animée qui prend un personnage historique réel, le marshale Bass Reeves, esclave évadé devenu l’un des plus grands représentants de la loi du Far West américain, et le propulse dans un univers steampunk débridé. Créée par LeSean Thomas, déjà à l’origine de Yasuke, et produite par le studio coréen Studio Mir (connu pour The Legend of Korra), la série débarque aujourd’hui sur la plateforme avec un pari artistique aussi risqué qu’ambitieux.

Un personnage historique réinventé de fond en comble

Bass Reeves n’est pas une invention scénaristique commode. Cet homme a réellement existé : né en esclavage, il s’évade pendant la guerre de Sécession et devient le premier marshale noir de l’Ouest américain, avec plus de trois mille arrestations à son actif. Sa biographie a déjà inspiré la série de Taylor Sheridan ainsi que la version de Watchmen sur HBO. LeSean Thomas choisit une toute autre voie : plutôt que le biopic fidèle, il opte pour une réinterprétation fantastique où le réel sert de socle à une mythologie entièrement construite autour du steampunk et de l’esthétique anime. C’est un choix qui divise sur le principe, mais qui, à l’écran, révèle une cohérence visuelle et narrative indéniable.

Brian Tyree Henry prête sa voix au personnage principal, entouré d’une distribution que Collider qualifie d’all-star. Sa présence vocale, reconnaissable et imposante, ancre la série dans quelque chose de charnel malgré l’animation, évitant à Bass X Machina de basculer dans l’exercice de style stérile.

Quand l’anime occidental devient un genre à part entière

Ce qui frappe d’emblée dans Bass X Machina, c’est la précision avec laquelle la série articule deux références visuelles a priori contradictoires. D’un côté, le western classique dans sa version la plus sèche : grand espace, tension morale, duel entre la loi et le chaos. De l’autre, les codes graphiques et rythmiques de l’animation japonaise, avec ses cadrages dynamiques, ses effets de vitesse et son sens du détail mécanique cher au steampunk. Studio Mir, studio coréen rompu aux coproductions occidentales, réussit une synthèse visuelle que peu de productions animées ont osé tenter à cette échelle.

« Bass X Machina est un mélange glorieux de sensations western à l’ancienne, de steampunk anime, et d’une bande-son absolument électrisante. », Screen Rant

La bande-son est d’ailleurs unanimement saluée par les critiques : ScreenRant la qualifie d’outright thrilling, ce qui n’est pas rien pour une série animée où la musique joue souvent un rôle accessoire. Ici, elle semble constitutive de l’identité même du projet.

Ce que la série dit de l’état de l’animation sur Netflix

Après des projets animés qui ont alterné le brillant (Arcane, coproduction avec Riot Games) et le dispensable, Netflix retrouve avec Bass X Machina une forme de prise de risque créative cohérente. La plateforme confirme son appétit pour les séries animées à forte identité visuelle, portées par une figure historique noire réhabilitée dans un registre de genre. C’est exactement le type de projet qui n’aurait probablement pas trouvé financement il y a dix ans en dehors du Japon.

La comparaison avec Yasuke, la précédente création de LeSean Thomas sur Netflix, est inévitable. Cette série sur le samouraï africain au service d’Oda Nobunaga avait reçu un accueil critique plus mitigé, jugée trop courte et trop précipitée dans sa conclusion. Bass X Machina semble avoir tiré les leçons de ces limites, à en croire les premières recensions qui louent une construction narrative plus solide et un univers mieux développé.

À retenir

  • LeSean Thomas aux commandes : le créateur de Yasuke signe une nouvelle série animée Netflix mêlant personnage historique réel et univers steampunk.
  • Brian Tyree Henry au doublage : l’acteur tient le rôle de Bass Reeves, marshale noir légendaire de l’Ouest américain.
  • Studio Mir à la production : le studio coréen derrière The Legend of Korra assure une animation saluée unanimement par la critique.

Bass X Machina ne révolutionne pas la série animée, mais elle démontre qu’un genre aussi codifié que le western peut encore se réinventer quand on lui adjoint une vraie vision artistique et un matériau historique suffisamment fort. Pour les amateurs d’animation ambitieuse, c’est clairement le rendez-vous de cette semaine sur Netflix.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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