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Castlevania Belmont’s Curse ressuscite la saga après 18 ans

Dix-huit ans d’absence. Voilà ce qui sépare Castlevania : Belmont’s Curse du dernier épisode 2D original de la franchise, et c’est précisément cette attente qui rend son retour aussi scruté. Sorti ce mardi 13 octobre 2026 pour marquer les 40 ans de la série, le jeu a été confié par Konami au studio français Evil Empire, déjà responsable des DLC de Dead Cells et notamment d’un crossover Castlevania remarqué. Les tests tombent en masse aujourd’hui, et le verdict est quasi unanime : le pari est réussi.

Evil Empire, un choix de studio qui n’est pas un hasard

Quand Konami a annoncé confier Castlevania à Evil Empire, les réactions ont été partagées. Un studio français spécialisé dans le rogue-lite pour reprendre le flambeau d’une licence japonaise culte, c’est un choix audacieux sur le papier. Mais la filiation est là, ancrée dans l’ADN même du développeur. Le moteur de jeu, la fluidité des combats et la structure procédurale de Dead Cells ont été repensés et adaptés pour coller à l’univers gothique des Belmont. Evil Empire ne singe pas Castlevania : il le réinterprète depuis l’intérieur, avec les outils qui ont fait sa propre réputation.

Le résultat, selon Polygon, est un jeu qui « prouve que Castlevania a encore beaucoup à offrir », en combinant l’attrait nostalgique de la série avec un gameplay affiné héritant directement de Dead Cells. ActuGaming note de son côté que l’équipe a passé une trentaine d’heures sur le titre en frôlant les 100 %, signe d’une générosité rare dans le genre.

Ce que les tests révèlent concrètement

Sur le fond, les critiques convergent sur plusieurs points forts. Le level design est salué unanimement : la carte du château de Dracula est vaste, pensée pour récompenser l’exploration et distiller ses secrets avec parcimonie. L’ambiance visuelle, pourtant moquée sur les réseaux sociaux dès la démo publique (certains l’avaient comparée à un « jeu Flash »), est au contraire défendue comme cohérente et soignée par l’ensemble des testeurs. Gamekult, dans son analyse, démonte méthodiquement ces critiques précoces et conclut que les contrôles qualifiés de « rigides » correspondent en réalité à une volonté de retrouver la précision des épisodes classiques.

« C’est l’heure de passer la résurrection du vampire au crible et de trancher si les Français d’Evil Empire sont devenus complètement incompétents du jour au lendemain. Je vous spoile directement la fin du papier : c’est non. », Gamekult

Screen Rant parle d’un jeu qui « porte bien plus de coups qu’il n’en rate », tandis que Numerama souligne la capacité du studio à « ressusciter un mythe avec brio ». Les défauts signalés, notamment par ActuGaming, relèvent davantage d’une certaine prudence déférente envers l’héritage de la franchise que de vraies erreurs de conception : Evil Empire n’a pas voulu froisser les puristes, et cette retenue se ressent par endroits.

Un retour qui interroge la stratégie de Konami

Le retour de Castlevania s’inscrit dans une dynamique plus large de résurrection de licences dormantes chez Konami. Après le reboot de Silent Hill, l’éditeur japonais confirme son envie de renouer avec son catalogue historique, en s’appuyant sur des studios tiers plutôt qu’en développant en interne. C’est un pari industriel autant qu’artistique : externaliser la création sur des équipes rodées à des formules modernes, tout en préservant l’identité de marque. Pour Castlevania, le choix d’Evil Empire semble avoir payé bien au-delà des espérances.

La question qui se pose maintenant est celle de la suite. Un premier épisode acclamé ouvre la voie à une véritable renaissance de la franchise, et Konami serait mal avisé de laisser à nouveau les Belmont dans les limbes pendant deux décennies. Le genre metroidvania est aujourd’hui saturé de successeurs spirituels de qualité, d’Hollow Knight à Blasphemous en passant par Bloodstained. Pour rester pertinent, Castlevania devra continuer à se réinventer sans trahir ce qui en fait l’âme.

À retenir

  • 18 ans d’attente : Belmont’s Curse est le premier Castlevania 2D original depuis 2008, sorti pour les 40 ans de la franchise.
  • Evil Empire aux commandes : le studio français, auteur de Dead Cells, signe un jeu salué unanimement par la presse internationale et française.
  • Konami confirme son retour : après Silent Hill, la résurrection de Castlevania valide la stratégie d’externalisation sur des studios tiers spécialisés.

Castlevania : Belmont’s Curse n’est pas qu’un bon jeu : c’est la démonstration qu’une franchise peut dormir deux décennies et revenir sans complexe dans un genre qu’elle a elle-même contribué à définir, à condition de choisir les bons artisans pour la tâche. Evil Empire a relevé le défi avec une maîtrise qui force le respect, et les joueurs qui attendaient ce retour depuis Symphony of the Night ont aujourd’hui de quoi être satisfaits.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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