Le jeu tant attendu est enfin disponible : Final Fantasy Resonance, co-développé par Square Enix, Lancarse et Nippon Ichi Software, est sorti ce mardi 20 octobre 2026 sur les plateformes annoncées, proposant une adaptation en style HD-2D du mobile gacha Final Fantasy Brave Exvius. La critique internationale a livré ses verdicts dès ce matin, et le résultat est contrasté : des combats applaudis, une écriture beaucoup moins convaincante, et une nostalgie qui sert autant le jeu qu’elle lui nuit.
L’adaptation HD-2D qui transforme un gacha oublié
Le pari de départ était audacieux. Brave Exvius était un jeu mobile à invocations payantes que peu de joueurs réclamaient à grands cris. La Team Asano, qui avait déjà réussi l’exercice l’an dernier avec Octopath Traveler 0, s’attaque donc ici à un matériau plus ingrat encore. Et selon Gamekult, le pari est globalement tenu : Final Fantasy Resonance serait « l’un des RPG à l’ancienne les plus réjouissants de ces dernières années », une formule qui en dit long sur la qualité du travail de reconversion effectué sur les mécaniques originales.
Le moteur HD-2D, cette esthétique en pixel art rehaussé d’effets de lumière en trois dimensions, s’impose ici comme le meilleur habit possible pour un hommage à la franchise. Le jeu est bourré de clins d’œil, de références et d’Easter eggs renvoyant à l’ensemble de la saga. Cloud Strife, personnage emblématique de Final Fantasy VII, fait ainsi partie des personnages débloquables dès les premières heures de jeu.
Des combats brillants, une écriture en retrait
Là où les avis convergent nettement, c’est sur le fossé entre la qualité des mécaniques de combat et la pauvreté de l’écriture. Eurogamer parle d’un jeu « fantastique pour ce qui est de réécrire les mécaniques de combat dans un RPG pleine taille, mais qui peine côté écriture ». Polygon est plus sévère encore, qualifiant le résultat de simple exercice nostalgique sans véritable âme propre, une « occasion manquée » pour Square Enix de faire quelque chose de vraiment marquant.
« Resonance n’est pas le diamant brut et grincheux qu’est Final Fantasy 16 ; c’est l’autre face de la même pièce, un jeu qui essaie trop fort d’être à la hauteur de ce qui a précédé. », Eurogamer
Cette tension entre hommage et originalité est au cœur du débat critique. Trop référentiel pour exister pleinement par lui-même, Resonance plaira davantage aux fans aguerris de la saga qu’aux nouveaux venus qui ne saisiront pas forcément l’étendue des clins d’œil dispersés dans chaque recoin du monde. Screen Rant est plus nuancé et évoque un jeu qui « forge son propre chemin », même s’il n’atteint pas les sommets des épisodes canoniques les plus adulés.
Ce que ça change pour les amateurs de RPG en 2026
Dans un marché du RPG à gros budget dominé par des suites de franchises établies, l’arrivée d’un Final Fantasy nouveau en style HD-2D représente quand même un événement à ne pas négliger. Le format a déjà prouvé son efficacité commerciale avec la série Octopath Traveler et les remakes de Dragon Quest III HD-2D. Square Enix mise visiblement sur cette formule pour toucher à la fois les nostalgiques trentenaires et les joueurs plus jeunes attirés par l’esthétique rétro modernisée.
PCGamesN décrit quant à lui le jeu comme « un confort douillet en HD-2D », une métaphore qui résume bien l’expérience globale : rassurante, techniquement soignée, mais peut-être trop timorée pour marquer durablement les mémoires. La question qui se pose désormais est celle du public : Resonance convaincra-t-il au-delà du cercle déjà acquis des fans de Final Fantasy ?
À retenir
- Sortie ce mardi 20 octobre 2026 : Final Fantasy Resonance est disponible, co-développé par Square Enix, Lancarse et Nippon Ichi Software.
- Mécaniques solides, écriture faible : la critique est unanime sur ce déséquilibre, Eurogamer et Polygon pointant le manque d’originalité narrative.
- Hommage assumé : le jeu adapte en HD-2D le gacha mobile Brave Exvius, avec une avalanche de références à toute la saga Final Fantasy.
Final Fantasy Resonance ne révolutionne pas la franchise, et c’est peut-être là son seul vrai défaut rédhibitoire. Il est bien exécuté, visuellement superbe et mécaniquement inventif, mais il manque de cette prise de risque narrative qui distingue les grands épisodes de la saga des simples bons RPG. Pour les joueurs en quête d’un classique moderne bien taillé, l’achat se justifie. Pour ceux qui espèrent un choc artistique comparable à Final Fantasy VI ou IX, la déception risque d’être réelle.
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