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Lanterns HBO : l’épisode 7 réécrit la mythologie des Green Lanterns

À un épisode de sa conclusion, la série Lanterns d’HBO vient de frapper un grand coup : l’épisode 7, diffusé dimanche 28 septembre 2026, retouche en profondeur l’un des piliers du mythe Green Lantern, en réinterprétant un élément de lore considéré comme acquis depuis des décennies par les lecteurs de comics. Loin d’un simple fan service, cette réécriture s’inscrit dans une logique narrative cohérente portée par les acteurs Kyle Chandler (Hal Jordan) et Aaron Pierre (John Stewart), qui livrent ici leurs performances les plus intenses de la saison.

Infos pratiques

SérieLanterns (HBO)
Épisode7 sur 8 (avant-dernier)
Diffusion28 septembre 2026
PlateformeHBO / Max

Un flashback en 1975 qui recontextualise tout

L’épisode s’ouvre sur une séquence en 1975 montrant un jeune Hal Jordan pris en faute, et c’est là que la série place son coup de théâtre : un retcon qui repositionne un élément central de la cosmologie Green Lantern dans un nouveau cadre. Sans entrer dans les détails pour préserver la découverte, la réécriture s’aligne avec une obsession récurrente du scénariste de comics Tom King, connu pour fouiller la psychologie brisée de ses héros plutôt que leur puissance brute. La série HBO adopte pleinement cette philosophie, ce qui lui vaut autant d’admiration que de grincements chez les puristes.

Kyle Chandler, dans une interview accordée à Deadline, explique comment l’équipe a abordé cet héritage : l’enjeu était de ne pas trahir soixante ans de mythology tout en offrant quelque chose de neuf à un public qui n’a jamais ouvert un comic. C’est précisément l’équilibre que la série cherche depuis son premier épisode, avec un succès variable selon les semaines.

« Ce qui nous intéressait, c’était d’aller là où Hal ne voulait pas qu’on regarde. Les Gardiens peuvent décider qui porte la bague, mais ils ne peuvent pas décider de ce que ça coûte. », Kyle Chandler, sur l’épisode 7 de Lanterns

Pourquoi ce retcon irrite et fascine à la fois

Dans l’adaptation d’une mythologie aussi ancienne que celle des Green Lanterns, toute modification du canon est un acte politique. Les communautés de fans DC n’ont pas tardé à réagir : certains saluent l’audace d’une écriture qui préfère la cohérence émotionnelle à la fidélité encyclopédique, d’autres y voient une énième liberté prise avec un matériau source déjà fragilisé par des décennies d’adaptations inégales au cinéma. La vraie question n’est pas si le retcon est justifié sur le papier, mais s’il tient dans l’architecture dramatique de la série.

À ce stade, la réponse semble positive. L’épisode 7 utilise cette réécriture pour approfondir le deuil de la lignée Jordan, un fil conducteur qui donne à Aaron Pierre un matériau émotionnel considérable. John Stewart n’est plus seulement le partenaire de Hal : il devient le miroir de ce que Hal refusait de voir en lui-même. C’est du très bon travail de showrunner, et ça se ressent à l’écran.

Ce que l’épisode final devra assumer

Avec un seul épisode restant, Lanterns se retrouve dans la position délicate de devoir conclure à la fois une intrigue policière, un récit d’initiation et une réflexion sur l’héritage familial, le tout en intégrant les implications de ce retcon sans le laisser en suspens. Les productions DC sur HBO ont jusqu’ici été marquées par des fins en demi-teinte, là où leur montée en puissance narrative promettait davantage. La série a les moyens de contredire ce schéma, mais elle ne disposera que de quarante à cinquante minutes pour le prouver.

On peut raisonnablement imaginer que le dénouement s’articulera autour d’une réconciliation symbolique entre les deux Lanterns, Hal assumant enfin les failles que le flashback de 1975 vient d’exposer. Rien n’est confirmé, mais la mécanique narrative de Tom King fonctionne presque toujours ainsi : le héros doit toucher le fond de sa propre vérité avant de pouvoir agir.

À retenir

  • Retcon majeur : l’épisode 7 réinterprète un élément fondateur du mythe Green Lantern, dans la lignée de l’écriture de Tom King.
  • Performances au sommet : Kyle Chandler et Aaron Pierre atteignent leur point culminant de la saison, portés par un scénario centré sur la psychologie.
  • Épisode final décisif : la série doit conclure trois arcs simultanés en un seul épisode, un pari risqué qui déterminera son bilan global.

Quoi qu’il en soit, Lanterns aura réussi quelque chose que peu de productions DC ont accompli ces dernières années : construire une série qui réfléchit à ce que signifie porter un symbole plutôt que de simplement l’exhiber. Ce n’est pas rien, même si le verdict final attend encore d’être rendu.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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