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HBO prépare une série Poison Ivy hors univers Batman Reeves

Voilà un personnage qui méritait depuis longtemps sa revanche sur les écrans. HBO Max développe actuellement une série centrée sur Poison Ivy, l’éco-terroriste botanique de l’univers DC, et a approché Lauren LeFranc, showrunner acclamée de The Penguin, pour superviser le projet. L’information, révélée par Deadline, relance un dossier qui dormait depuis des années dans les couloirs de Warner Bros.

Infos pratiques

Plateforme prévueHBO Max (ou son successeur post-fusion Paramount)
Productrice attachéeLauren LeFranc (The Penguin)
ScénaristeNon encore désigné(e)

Qu’est-ce que ce projet a de concret à ce stade ?

Selon Deadline, Lauren LeFranc est actuellement en pourparlers avec HBO Max pour rejoindre la production. La nuance est importante : elle interviendrait en tant que productrice exécutive, non comme showrunner. Autrement dit, elle superviserait le projet sans en tenir la plume au quotidien. Aucun scénariste n’a encore été recruté, ce qui place la série à un stade embryonnaire.

Le projet avait par ailleurs déjà connu des turbulences. Selon plusieurs sources, son avancement avait été suspendu pendant les mois d’incertitude liés à la fusion entre Warner Bros. et Paramount. Ce redémarrage récent est donc un signal encourageant, mais rien n’est gravé dans le marbre.

Pourquoi choisir de s’affranchir du Batman de Matt Reeves ?

C’est probablement la décision la plus révélatrice de ce projet : cette série Poison Ivy n’aura aucun lien avec l’univers du Batman de Robert Pattinson ni avec The Penguin de Colin Farrell. Là où la série sur le Pingouin s’inscrivait directement dans la continuité du film de Matt Reeves, Poison Ivy bénéficierait d’une toile vierge.

Ce choix de découpler les œuvres semble délibéré. Warner et DC semblent avoir retenu la leçon douloureuse du MCU, dont la stratégie d’interconnexion obligatoire a fini par peser lourd sur la liberté créative et sur le spectateur contraint de tout suivre pour comprendre quoi que ce soit. Donner à Poison Ivy son propre espace narratif, c’est lui offrir la possibilité d’exister sans mode d’emploi préalable.

Qui est vraiment Poison Ivy, et pourquoi le personnage est-il pertinent aujourd’hui ?

Pamela Isley, alias Poison Ivy, est apparue pour la première fois dans les comics DC en 1966, créée par Carmine Infantino, Sheldon Moldoff et Robert Kanigher dans Batman #181. Docteure en botanique devenue militante radicale pour la défense des plantes, elle incarne une forme d’éco-terrorisme bien avant que le terme n’entre dans le vocabulaire courant. En pleine crise climatique, le potentiel narratif du personnage est peut-être au plus haut de son histoire.

Ses pouvoirs, à mi-chemin entre la biologie et la manipulation mentale, offrent un registre bien plus riche que la simple figure de méchante. La série animée Harley Quinn, dans laquelle elle forme un couple avec la partenaire du Joker, a déjà prouvé que le personnage se prêtait parfaitement à un traitement en solo, avec des enjeux moraux complexes.

Quels obstacles subsistent avant de crier victoire ?

L’enthousiasme doit rester mesuré. Les sources rappellent que Warner a régulièrement laissé fuiter des projets Poison Ivy au fil des années, sans qu’aucun ne franchisse la ligne de production. Le film Batgirl a été annulé après tournage complet, et de nombreux projets DC ont été abandonnés en cours de route. La fusion en cours avec Paramount ajoute une couche d’incertitude supplémentaire : on ignore encore quelle forme prendra la plateforme de diffusion à terme.

« Lauren LeFranc serait actuellement en pourparlers pour superviser le show autour de Poison Ivy », indique Deadline, précisant qu’elle n’en serait que productrice, pas showrunner cette fois.

Sans scénariste ni date de tournage confirmée, la série reste à ce jour un projet en développement parmi d’autres. L’attachement de Lauren LeFranc est un signal fort, mais la route de la production est longue. Le vrai test sera la signature d’un auteur ou d’une autrice capable de donner une voix singulière à Pamela Isley, dans un univers DC qui a encore besoin de prouver sa cohérence éditoriale sur les petits écrans.

À retenir

  • Lauren LeFranc à la production : la showrunner de The Penguin est en discussions pour superviser la série, mais pas en tant que scénariste.
  • Univers indépendant : le projet s’affranchit délibérément du Batman de Matt Reeves, offrant une liberté narrative totale.
  • Stade embryonnaire : aucun scénariste recruté, aucune date confirmée, et une fusion Paramount-Warner toujours en cours qui maintient une part d’incertitude.

Si HBO parvient à concrétiser ce projet et à lui trouver la plume juste, Poison Ivy pourrait bien devenir la meilleure chose que DC ait produite pour le petit écran depuis The Penguin. Mais dans l’histoire récente du studio, l’optimisme prématuré a souvent été puni.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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