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Wicker : Colman et Skarsgård dans un conte médiéval hallucinant

Un homme fait de vannerie, des nipples en osier et une scène intime entre Olivia Colman et une statue de branches tressées : « Wicker » est sorti en salles ce 23 octobre 2026, et le film fait déjà parler de lui comme l’un des objets cinématographiques les plus improbables de l’année. Derrière le concept absurde se cache pourtant une œuvre portée par un casting de premier plan et un travail artisanal bluffant.

Infos pratiques

Sortie en salles23 octobre 2026
Acteurs principauxOlivia Colman, Alexander Skarsgård, Peter Dinklage
CadreCommunauté médiévale fantaisiste

Un scénario qui a conquis Colman avant même le tournage

Olivia Colman y incarne une pêcheuse célibataire dans une communauté médiévale où le mariage conditionne la valeur sociale d’une femme. Moquée par son village, elle se rend chez le vannier local, interprété par Peter Dinklage, et lui commande un mari en osier. C’est là qu’entre en scène Alexander Skarsgård, méconnaissable sous des prothèses et un costume intégral de branches tressées. La comédienne britannique, également productrice du film, confie avoir été conquise dès la lecture du script :

« J’ai adoré la Pêcheuse et je voulais être elle. Bizarrement, je ne trouvais pas le projet trop absurde. »

Cette adhésion immédiate n’est pas anecdotique. Colman a endossé le double rôle d’actrice et de productrice, signe d’un engagement créatif rare qui dépasse la simple performance. Quand une comédienne de ce calibre mise ses propres billes sur un projet, le signal vaut d’être pris au sérieux.

Alexander Skarsgård transformé en sculpture vivante

Le vrai tour de force technique du film réside dans la transformation d’Alexander Skarsgård. L’acteur suédois porte un costume entièrement artisanal en vannerie, avec prothèses de poitrine et phallus en osier inclus : le tout est fabriqué en matériaux pratiques et non rigides, ce qui explique qu’Olivia Colman n’ait eu à redouter aucune égratignure lors des scènes d’intimité. Les équipes de maquillage et de costume ont manifestement travaillé plusieurs semaines sur la transformation, selon les détails rapportés par Variety et IndieWire.

Le résultat à l’écran tient autant de l’artisanat que de l’art contemporain. Skarsgård disparaît littéralement sous la matière, ce qui pose une vraie question d’acting : comment exprimer de l’émotion, de la tendresse, de la comédie, quand le visage est quasi entièrement masqué ? C’est précisément ce pari technique et artistique qui distingue « Wicker » d’une simple curiosité de festival.

Une satire sociale déguisée en fantaisie médiévale

Sous le vernis de burlesque assumé, le film explore un territoire plus sérieux : la pression exercée sur les femmes célibataires dans des sociétés où leur existence n’est valorisée que par le mariage. La pêcheuse de Colman n’est pas une victime résignée mais une femme farouchement indépendante qui choisit, avec une logique tordue et délicieuse, de se fabriquer elle-même la solution. Le film assume sa dimension de comédie érotique médiévale tout en posant une question centrale sur l’autonomie féminine, sans jamais céder à la leçon de morale appuyée qui plombe trop souvent ce type de récit.

Peter Dinklage dans le rôle du vannier complète un trio d’acteurs dont aucun n’a besoin de justifier sa présence dans un projet aussi singulier : ce sont précisément leurs réputations qui donnent au film sa crédibilité et autorisent l’audace.

À retenir

  • Trio de luxe : Olivia Colman (aussi productrice), Alexander Skarsgård et Peter Dinklage portent un film qui n’aurait pu fonctionner sans ce casting.
  • Prouesse technique : le costume intégral en osier de Skarsgård, prothèses comprises, est entièrement artisanal et conçu pour éviter toute blessure à la partenaire.
  • Satire assumée : derrière le burlesque érotique médiéval, le film interroge la valeur sociale accordée aux femmes célibataires, sans jamais sombrer dans le militantisme didactique.

« Wicker » s’annonce comme ce film dont on ne sait pas comment parler à ses collègues mais qu’on recommande à voix basse avec un sourire complice. C’est peut-être la meilleure définition d’une œuvre originale.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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