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Zelda Ocarina of Time Remake : Nintendo choisit le FSR 1.0

À quatre jours de sa sortie prévue le jeudi 5 novembre sur Switch 2, le remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time fait déjà parler de lui pour une raison inattendue : Nintendo a opté pour le FSR 1.0 d’AMD, une technologie de mise à l’échelle datant de 2021, plutôt que pour le DLSS de Nvidia, solution réputée bien supérieure en termes de qualité d’image. Un choix qui surprend et divise la communauté, à un moment où les attentes sur ce titre sont colossales.

Sortie de Zelda Ocarina of Time Remake

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FSR 1.0 contre DLSS : pourquoi ce choix choque les joueurs

Le DLSS (Deep Learning Super Sampling) de Nvidia repose sur l'intelligence artificielle pour améliorer la résolution en temps réel, avec des résultats généralement remarquables. Le FSR 1.0 d'AMD, lui, utilise une approche purement spatiale, sans apprentissage automatique : c'était déjà considéré comme une solution intermédiaire à sa sortie en 2021, et depuis, AMD lui-même l'a remplacé par des versions bien plus avancées (FSR 2, 3, puis 4). Opter pour le FSR 1.0 en 2026, sur l'un des remakes les plus attendus de la décennie, est un choix difficile à défendre sur le plan technique.

La raison probable est avant tout économique et matérielle : la Switch 2 intègre une puce Nvidia, mais l'accès au DLSS implique des licences et une intégration spécifique que Nintendo n'a visiblement pas souhaitée pour ce titre. Le FSR 1.0 est, lui, open source et intégrable sans friction dans pratiquement n'importe quel pipeline de rendu. Pratique, mais pas flatteur.

Le FSR 1.0 reste utilisable, mais dans un remake triple-A vendu au prix fort, les joueurs sont en droit d'attendre mieux qu'une technologie de mise à l'échelle dépassée par ses propres successeurs.

Un remake sous pression : l'émulation Switch 2 déjà opérationnelle sur PC

La polémique technique arrive au pire moment pour Nintendo. Le premier émulateur fonctionnel de Switch 2 sur PC, baptisé Eglantine (une version du projet Eden), vient d'être rendu public, permettant à des titres comme Mario Kart World ou Donkey Kong Bananza de tourner sur ordinateur, avec des performances encore instables mais en progression rapide. Il aura suffi d'environ un an et demi aux développeurs d'émulateurs pour contourner les protections de la console.

Le remake d'Ocarina of Time sera lui aussi concerné dès sa sortie jeudi. Les performances actuelles restent limitées (bugs visuels, fréquence d'images irrégulière), mais le créateur de l'émulateur lui-même évoque des progrès substantiels d'ici la fin de l'année. Pour Nintendo, qui mise traditionnellement sur l'exclusivité de son écosystème pour justifier l'achat de sa console, c'est une mauvaise nouvelle qui s'ajoute à une autre.

À retenir

  • FSR 1.0 confirmé : le remake utilise une technologie de mise à l'échelle datant de 2021, moins performante que le DLSS pourtant disponible sur la puce Nvidia de la Switch 2.
  • Sortie le 5 novembre : le remake de Zelda Ocarina of Time sera disponible sur Switch 2 ce jeudi.
  • Émulation déjà active : l'émulateur Eglantine permet de faire tourner des exclusivités Switch 2 sur PC, avec des limitations actuelles mais une progression rapide.

Au fond, ce qui est en jeu dépasse le simple débat technique. Le remake d'Ocarina of Time est l'un des projets les plus symboliques de Nintendo depuis des années : toucher à ce monument de 1998 implique une responsabilité énorme, et chaque compromis visible sera scruté à la loupe. Un FSR 1.0 sur un tel titre, c'est comme restaurer la Joconde avec de la peinture de bricolage : le résultat peut rester beau, mais le choix laisse perplexe. La sortie de jeudi sera déterminante pour savoir si ces préoccupations techniques se traduisent réellement à l'écran, ou si Nintendo a misé sur un optimisation suffisante pour que la plupart des joueurs ne fassent pas la différence.


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Rédacteur passionné de culture geek, gaming, sport et actualité. Fondateur de Glorieux Geek, le site d'actu geek en français.

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